Le ministère de l’Intérieur a demandé à tous les préfets de prendre des arrêtés interdisant de manifester vendredi aux abords des 400 lycées fermés.
Quand il s'agit de porter atteinte aux libertés fondamentales, l'ordre tombe en quelques heures. Mais pour les professeurs absents, les classes surchargées, la sélection par Parcoursup, et les bâtiments qui se dégradent, les réponses se font toujours attendre ! Les lycéennes et les lycéens parlent de cours qui ne sont pas assurés, de remplacements qui tardent, de conditions d’étude qui se détériorent, de bâtiments scolaires insalubres. Qu’ont fait les huit ministres de l’Éducation Nationale ces dernières années pour répondre à ces urgences légitimes ? Rien. Les lycéennes et lycéens ont raison de demander des moyens pour l’école et d’exprimer leurs inquiétudes concernant leur avenir, la situation internationale et le climat. Aucun arrêté préfectoral ne résoudra la crise actuelle.
Les incendies et violences commises, le plus souvent par des personnes extérieures aux établissements, n'ont rien à voir avec l'expression des revendications légitimes de la jeunesse et ne peuvent que les desservir. Ces actes sont d’ailleurs dénoncés par de nombreux manifestants. Le PCF les condamne également comme il condamne l’usage disproportionné de la force par la police signalée dans plusieurs villes. La justice devra faire toute la lumière sur ces faits. La sécurité de tous et toutes doit être assurée. Mais cela ne saurait justifier que l’on traite l’ensemble des jeunes mobilisés comme une menace pour l’ordre public.
La force de ce mouvement lycéen résidera dans sa capacité à faire entendre sa voix de manière pacifique mais déterminée.
Face à ce gouvernement qui refuse d’entendre la voix de la jeunesse, nous sommes à leurs côtés. Le gouvernement a déjà renoncé aux frais d’inscription en BTS et en classes préparatoires. Ce premier recul doit être suivi d’engagements précis, avec des crédits et un calendrier, en commençant par remplacer les professeurs absents, recruter les personnels nécessaires, en finir avec les classes surchargées, remettre les lycées en état !
La suppression de Parcoursup est indispensable :
plutôt que d'éliminer les jeunes selon leurs origines sociales, il faut construire un véritable service public de l'orientation et créer des places dans l'enseignement supérieur. L'argent à mobiliser existe quand 211 milliards d'euros d'aides aux grandes entreprises sont distribuées chaque année sans critère !
Le PCF est aux côtés des lycéennes et lycéens
Le PCF est aux côtés des lycéennes et lycéensaujourd’hui engagés dans un mouvement de grande ampleur qui appelle à prendre la mesure de la crise de l'école publique et à y apporter des réponses immédiates et durables. Il demande le retrait de ces arrêtés et appelle le gouvernement à répondre aux revendications exprimées. Il appelle à ouvrir un débat national pour construire avec la jeunesse mobilisée un projet pour l'école qui lui ouvre un avenir.